Rhapsodes

Episode 1 / Oedipe

Episode 2 / Antigone

Ecriture collective
Mise en scène Eglantine Jouve et Patrice Cuvelier

Avec:
-Pour Oedipe: Sébastien Portier (récit), Matia Levrero (guitare)
-Pour Antigone: Eglantine Jouve (récit), Elisa Vellia (harpe et chant)
-régie : Nicolas Durand, Gabriel Bosc (en alternance)

Regards invités sur le projet: Hélène Bardot, Julien Kosellek

Diffusion Valentine Giraud 06 03 90 53 79 

Pour aller plus loin… Conférence de Claude Alranq:

« La naissance du Théâtre: le miracle grec »

Le projet Rhapsodes est à la croisée du récit, du théâtre et de la musique, il peut être joué en salle comme dans l’espace public.

Il nous plaît à penser qu’avant d’être des pièces de théâtre, les histoires qui constituent les tragédies grecques ont certainement été racontées pendant des siècles par les rhapsodes et les aèdes au coin des rues… Nous, acteurs, musiciens, chanteurs, « rhapsodes d’aujourd’hui », avons eu envie de retisser ces histoires emblématiques et énigmatiques à la manière d’un conte, dans lequel la voix de l’acteur, le chant et la musique se rencontrent pour convoquer l’imaginaire.

Durée : 1h par épisode

Episode 1 : OEDIPE, c’est le parcours d’un homme qui va passer de l’inconscience de ce qu’il est, à la conscience. La vérité de ses origines lui est cachée et il porte sans le savoir le poids des fautes de sa lignée. Le jour où il va enfin comprendre qui il est fera de lui un aveugle, certes, mais aussi un « clairvoyant ». Sur la route de l’exil accompagné par sa fille Antigone il deviendra enfin lui même, plus proche de ses rêves d’enfant qu’il ne l’a jamais été.

Episode 2: ANTIGONE est une jeune femme pleine de vie, libre et aimante, profondément humaine. Enfant, elle a connu la vie de palais puis celle de la mendicité, elle s’est construite sur la route de l’exil auprès de son père avec qui elle a marché dix ans. Aujourd’hui elle revient à Thèbes pour arrêter la guerre entre ses frères. Antigone n’a pas pour vocation d’être une héroïne, elle est seulement cette petite voix qui s’élève pour la paix, avec pour seul guide, sa propre conscience.

 

Avec le soutien financier du Département de l’Hérault, de la Région Occitanie, de la Communauté de communes Grand Orb, de la Communauté de communes Les Avant Monts, de la Ville de Bédarieux et de la Spedidam
Coproductions Hérault Culture, Théâtre d’O, Un Festival à Villeréal
Avec le soutien de la Mairie de Cazouls d’hérault, du restaurant les Caz’elles, et du Théâtre de pierres

photos Jacques Vanicatte – juillet 2019 – Festival de Villeréal

Actualités

Les deux premiers épisodes OEDIPE et ANTIGONE ont été présentés en juillet 2019 dans une première version « in situ » au Festival de Villeréal dans le Lot et Garonne dans la cour d’une ferme et au cœur d’une forêt. Ces premières ont remporté un très grand succès public auprès de toutes les générations et nous ont conforté dans ce pari de la forme dépouillée et si vivante du récit.

Prochaines étapes de la création:

-Sorties de résidence au Théâtre d’O à Montpellier les 13 et 20 septembre

-PREMIERE DE OEDIPE  SAMEDI 16 NOVEMBRE 2019                                                                  à 21H à la Salle Polyvalente de LA TOUR SUR ORB (34) – resas 04 67 23 78 03                                       -PREMIERE DE ANTIGONE SAMEDI 14 MARS 2020                                                                            à 21h au Théâtre la Tuilerie à BEDARIEUX – resas 04 67 95 48 27

Vous pourrez découvrir Rhapsodes au fil de la saison 2019/2020 dans la programmation des partenaires qui ont cru en notre aventure et ont coproduit le spectacle : Hérault Culture-Domaine de Bayssan (Théâtre Sortie Ouest), la Communauté de Communes Grand Orb, et la Communauté de communes Les Avant-Monts.

Note d’intention

Une démarche à la croisée du récit

du théâtre et de la musique

Des tragédies grecques nous avons gardé les histoires, les acteurs, le chœur, quelques dialogues, et surtout cette convocation essentielle du collectif, cette mise en question de notre humanité, ses croyances, sa politique…

Mais ici c’est à l’écoute d’un conte auquel nous vous convions, il n’y aura pas de décor, mais des paysages entiers se dresseront; pas de personnages, mais des apparitions et des disparitions, pas une image, mais des images innombrables construites par le spectateur lui-même, à la croisée de son propre imaginaire et de celui des conteurs.

Ce projet est une recherche sur la force évocatrice du récit et de la parole, dite ou chantée, tantôt intime tantôt enjouée, un dialogue entre la parole simple et dénudée de l’acteur et celle de la musique et du chant, empreinte de poésie lyrique et d’étrangeté.

Pour les deux premiers épisodes de Rhapsodes j’ai choisi de mettre en perspective l’histoire d’Oedipe et d’Antigone, un père aveugle au sens propre et figuré et une fille au contraire très lucide sur tout ce qui l’entoure, tous deux en proie à des destins qui leur échappent en permanence. Ces deux parcours qui restent des énigmes à résoudre questionnent notre fragile humanité et sa capacité à se construire dans l’adversité.

Eglantine Jouve

Témoignage de spectateur

Michel Vittoz, dramaturge et auteur

juillet 2019 au Festival de Villeréal

Dans le brouhaha des moyens de communication modernes, il devient de plus en plus difficile de trouver en quoi le théâtre serait encore nécessaire. 

Certains spectacles – et le « Rhapsodes » d’Églantine Jouve –  en fait partie, nous suggèrent pourtant une direction dans laquelle il faudrait chercher : Que se passe-t-il quand le théâtre est renvoyé à son propre archaïsme, quand la représentation est réduite à son expression la plus simple ? 

Eh bien, il se passe une chose très étrange, c’est que le théâtre se met à parler tout seul. Il ne raconte pas l’histoire de tel personnage ou de tel événement mais, sa propre histoire. Et cette histoire est celle, jamais finie, du premier face à face entre celui qui prend en charge la mémoire des hommes et ceux qui, pour un temps très limité, acceptent d’écouter ce que raconte cette mémoire. Dans l’antiquité, la mémoire ne passait pas par l’écrit, elle s’inscrivait dans une musique. On ne pouvait retenir que la musique des mots et c’est cela que transmettaient les « Rhapsodes ». C’est cette nécessité du souvenir et de son écoute que racontent les deux spectacles d’Églantine Jouve « Œdipe » et « Antigone ».

Michel Vittoz